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Mes souvenirs

5 janvier 2010 - 17:19

Joseph à travers cet article nous livre ses souvenirs au sein du CARomainville

Mes souvenirs au sein du CA ROMAINVILLE FOOTBALL


Le C.A. Romainville vivait bien avant mon arrivée. Pendant le temps de ma présence, je n’étais qu’un tout petit, petit maillon de cette équipe dirigeante. Après mon départ le CAR a continué dans son élan de club formateur, où les bénévoles se remplacent pour assurer la continuité de cette association dont profite les jeunes romainvillois.

Loin de moi de faire preuve de nombrilisme. Combien même ce récit est très souvent à la première personne, cette transcription a été sollicitée par l’un des dirigeants actuels qui m’a demandé  de relater ma venue au CAR, et mes souvenirs.

Mon arrivée à Romainville, Ma venue au CAR


Depuis l’âge de 10 ans j’ai toujours été licencié comme joueur au sein d’un club. Outre les clubs militaires, 1er GLA Metz, BOMAP Toulouse, CSADN Paris, CSLG Melun (77), Horb-am-Neckar (RFA), Berlin (RFA), Landau (RFA) j’ai joué au sein des clubs suivants : Russange (57), Audun-le-Tiche (57), Noé (31), Saint-Parres-les-Vaudes (10), Souppes-sur-Loing (77), A.S.F.B Berlin (RFA).
Dès l’âge de vingt-cinq ans, j’ai participé à la formation et à l’encadrement des équipes de jeunes, mais également d’équipes féminines. Cette fonction, ou ce virus continue encore lors de la saison 2008-2009.

Militaire de la gendarmerie, après un séjour en Allemagne, je suis affecté en 1984 en résidence, 45 rue Pierre Kérautret à Romainville. Dès mon installation terminée, et pour permettre à mon fils Christian de poursuive ses activités sportives préférées, bizarrement le football, il a été procédé à son inscription. Le club le plus prés du domicile était Romainville. Pourquoi aller loin, lorsque l’on peut trouver la chose souhaitée à proximité de chez soi. Dès la reprise de l’entraînement de la saison 1984-1985, il a ainsi intégré l’équipe mimine «C» du CAR, les entrainements avaient lieu au stade Guimier, le mercredi après midi, et les séances étaient dirigées, si ma mémoire ne me fait pas défaut, par Serge Makoumbou. L’encadrement de la rencontre du dimanche était assuré par Morin. Mordu, comme sont les parents, je suivais l’évolution de cette équipe.






Les premiers contacts, Paul Baldit, Morin


L’équipe a participé à un tournoi à Alfortville se déroulant sur deux jours. J’avais été sollicité en tant que parents, pour assurer le transport des joueurs. Avec sa GS, Paul Baldit était du nombre. Cela a été mon premier contact avec un dirigeant du club. Après le premier match perdu, je me suis rapproché de Morin, et j’ai conseillé Christian, mon fils, concernant son placement sur le terrain en fonction de la place attribuée, puis les autres enfants, un peu surpris au premier abord, ont totalement adhéré à mes consignes. Avant le début de la deuxième rencontre, Paul, témoin éloigné des conseils prodigués m’a demandé, en accord avec Morin, si je voulais bien encadrer l’équipe. A ce tournoi, l’équipe du CAR s’est classée à la seconde place. Au retour le dimanche soir, Paul a souhaité me rencontrer, le rendez-vous est fixé au lundi soir à 20H00. Le lendemain, au cours de cette réunion, j’ai été présenté au comité du CAR, et Paul avait fait part à mon égard  d’une gentillesse débordante. Le reste de la saison, j’ai donc accompagné cette équipe, où, bien souvent les joueurs étaient différents, en fonction des absences dans les équipes «A»  et «B» de la catégorie.


 



Intégration dans l’équipe dirigeante des cadets : Georges Michaut, Bernard Dieu, Daniel Gautheron

Du fait du passage en catégorie «cadets» de Christian, il m’a été demandé si je souhaitais intégrer le staff technique de la catégorie. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Daniel Gautheron, Georges Michaut, Bernard Dieu. L’équipe des mousquetaires étaient ainsi reformée.

Lors des saisons 1986-1987,1987-1988, Daniel avait la charge des cadets nationaux, la dernière fois au club, Georges s’occupait de l’équipe jouant en Maratra honneur, avec Bernard j’avais la charge de l’équipe «B». Quant à l’équipe «D», elle jouait le samedi après-midi, Paul, François, Morin, Mickey et d’autres anonymes oubliés en avaient la charge. Au cours de cette première année dans cette catégorie, la saison a été relativement difficile, les cadets nationaux descendaient en catégorie inférieure, les équipes «A» et «B» ont eu un grand mal à se maintenir dans le championnat honneur du Maratra. Deux faits m’avaient pourtant marqués. Le premier, lors des journées de détection, le staff n’avait pas retenu un jeune. Fort heureusement l’année suivante ce jeune est revenu à nouveau à la détection, après deux saison chez nous, il a intégré un centre de formation d’un club professionnel (Le Havre). Pour le citer, il s’agissait de Robert, qui par la suite est revenu à Noisy.
Le second fait était qu’un jeune (Verdier), qui jouait au sein de l’équipe «D» le samedi, par son travail, il a terminé la saison en effectuant quelques rencontres avec l’équipe «honneur». Si cela n’est pas de la formation, il faudra que l’on me l’explique !

 

Quelques noms conservés en mémoire, avec Christian, les Belay, Gilles Michaut, Willy Dieu, Carrer, Sow, Magassa, Daguemoun, Pires, Moret, et beaucoup d’autres ont hanté mes nuits du dimanche soir.

Lors de la saison 1988-1989, Daniel, responsable de la catégorie, avait la charge de l’équipe «A» évoluant en Maratra honneur. En accord entre tous les responsables de la catégorie, et les dirigeants du club, il avait été décidé de faire évoluer en équipe «B», tous les cadets de première année. L’encadrement de cette formation m’a donc été confié, aidé de Bernard. Georges encadrait l’équipe «C». Au cours de cette saison, nombreuses ont été les satisfactions, tant au plan sportif que dans le comportement des jeunes adolescents. Le seul bémol était que certains joueurs des équipes inférieures ne voulaient pas quitter leur équipe et les copains. Il a fallu toute l’autorité et les menaces de Daniel pour que les concernés reprennent raison.

Au cours de cette année une anecdote qui a marqué les joueurs mais également les entraineurs des autres catégories. Dans l’équipe il y avait des joueurs au caractère bien trempé. Aussi, à la mi-temps d’une rencontre, où les consignes n’avaient pas du tout été respectées, lorsque je suis rentré dans le vestiaire, et après avoir prévenu Bernard, j’ai dit aux joueurs que je ne pouvais pas cautionner un tel comportement, que j’allais voir l’arbitre pour arrêter le match et de ce fait qu’ils pouvaient se changer. Bien sur, avec Bernard, nous étions derrière la porte. Après quelques minutes de silence, les Ali, Sacha, Sabri, Carlos et d’autres ont fait leur autocritique, en se renvoyant bien évidemment la faute de l’un à l’autre. A notre retour, je leur ai demandé pourquoi personne n’était changé, et si vraiment ils avaient la volonté d’écouter et de mouiller le maillot pour l’équipe et pour le club. Menés 0-1 à la mi-temps, ils ont gagné 4-1, en faisant une deuxième mi-temps de toute beauté.

Ou encore, un vendredi soir avant l’entraînement, j’ai demandé à Jacques Loncar, entraîneur des seniors, de me donner six ballons neufs. Rétissant à l’égard d’Edmond, pour qui s’entraîner avec des ballons jusqu’à lors non utilisés aurait été un sacrilège, Jacques m’a tout de même permis de sortir ces ballons. A l’arrivée sur le stade, les jeunes voulaient «faire des jongles», tirer des coups francs, ou des pénaltys. Avant tout, comme toujours, il convient de procéder à un éveil musculaire, les ballons étant alignés sur la ligne centrale. Pour une fois, l’échauffement à durée de 18H30 à 20H00. Le dimanche précédent à  Colombes contre le Racing certains avaient eu un comportement non-conforme à l’éthique du club. La parole de Loncar après cette soirée : «J’en ai déjà vu pas mal au cours de ma carrière, mais celle-là, personne n’a osé me montrer cela». Pendant toute la séance, tous les joueurs seniors présents ont assisté à cette reprise en main, un peu surpris, mais surtout moqueurs.

Avec cette équipe, nous avons été finaliste de la coupe des réserves «honneur», face à Montreuil. Finale perdue aux tirs au but par 11 à 10. Quelques jours après, Georges de passage au district nous a rapporté les médailles, l’équipe adverse ayant fait jouer des jeunes de l’équipe «A».

La saison 1989-1990, comme le comité n’avait pas l’intention de changer une équipe qui gagne, j’avais donc la charge de l’équipe honneur «B», avec un adjoint fort compétent, Bernard. Il était toujours à l’écoute des joueurs, quelques fois même contre mon avis. Mais sa passion et son investissement étaient immenses. De plus, il avait, de par son métier et son ancienneté au club, la volonté de connaître tous les jeunes, par leur nom, prénom voire même leur surnom. C’était une chance afin d’éviter de temps à autres toutes ambiguïtés ou mesquineries. Bernard jouait le rôle du gentil, il portait bien son nom, me laissant le rôle du râleur et de l’intransigeant.
Cette saison m’a laissé de nombreux bons souvenirs qui seront développés par ailleurs.

Les déplacements en Cars


L’un des grands avantages du club, c’était l’aide apportée par la municipalité du moment concernant le transport des équipes. Peu de club pouvait bénéficier des «bus» de la ville. Lors des rencontres à l’extérieur, bien souvent deux bus étaient à disposition du CAR. Outre le coût financier, non négligeable, ce moyen permettait aux dirigeants d’avoir en permanence les joueurs de créer une grande solidarité entre les jeunes, et surtout ce mode de déplacement empêchait les rares parents accompagnateurs d’influer dans la composition ou dans la tactique adoptée. En effet, j’ai pu constater lors des déplacements effectués avec les véhicules privés des parents, que ceux-ci faisait déjà le match, et au retour les pères avaient déjà inventé «on refait le match». Ce genre de comportement n’avait pour finalité que de déstabiliser les joueurs, ou d’envenimer la bonne ambiance.

Les heures passées lors des entrainements et le week end.


Ne connaissant pas les activités actuelles, pour nous bénévoles ou non, le foot était un véritable sacerdoce. En effet, tous les lundis, mercredis et vendredis, les cadets avaient entraînements de18H30 à 20H00. Le match du dimanche, auquel il convient de rajouter la petite réunion d’après-match du staff technique. De plus, un membre au minimum par catégorie devait participer à la réunion du comité le lundi soir à 20H00. Et que dire des rencontres des week-ends. Les déplacements étaient sur Colombes, Trappes, Versailles, le Camps des Loges, ou encore Montrouge. Bien souvent le départ était fixé à 10H30-11H00 et le retour vers les 19H00. Fort heureusement les épouses étaient complaisantes et compréhensibles.

Les différents souvenirs


Personnellement le meilleur souvenir était le fait qu’un jeune «passé entre nos griffes», même des années après, prenait le temps de venir nous saluer au stade ou lors de différentes rencontre en ville. Là est vraiment la preuve que notre manière de procéder, physiquement et tactiquement n’était pas si mauvaise, combien même un jour l’un d’eux m’avait dit «on n’est pas à l’armée ici», il se reconnaîtra.


Les moins bons ou les moins glorieux


Trois souvenirs peu glorieux me sont encore aujourd’hui présents à l’esprit.

Le premier était celui d’avoir dû faire appel aux secours, à deux reprises au cours de l’entrainement. En effet, j’ai déploré une fracture du bras suite à un choc pour l’un, une luxation de genou pour l’autre. Qui peut dire que les entraînements au CAR étaient un amusement ?

Le second est survenu lors d’une même rencontre contre le Racing Paris à Colombes, où également les pompiers ont transportés à deux reprises les deux gardiens de l’équipe adverses en centre hospitalier. L’un pour un gros problème au poignet, son remplaçant quelques minutes après pour une fracture du bras. Je passe les commentaires des dirigeants adverses, qui nous reprochaient notre manière physique de jouer, les sauvages du 93.

Enfin, le dernier, mais qui m’est resté longtemps en travers de la gorge, s’est passé au Camp des Loges contre Le PSG. Au cours du match, un joueur du CAR blessé a été évacué par les pompiers, l’arbitre de la rencontre, un dirigeant de Romainville, n’ a rien trouver de mieux que de m’exclure un joueur. Les changements ayant déjà été effectués, l’équipe a terminé à neuf la rencontre.

Volontairement je fais abstraction des mauvais moments passés lors des disparitions de membres du club. Paul, Bernard, Robert, Edmond, Abdelaziz, et les oubliés qui ont tellement marqué de leurs empreintes ce club.


Autre événement inclassable était la disparition de mon tableau noir. La première fois, j’étais persuadé d’une vengeance des joueurs, mais il avait bien fallu se rendre à l’évidence, ce n’était qu’un acte «malveillant» commis par les responsables de la catégorie. Les Daniel, Georges et Bernard me cachaient mon tableau noir, que je retrouvais derrière la machine à laver, ou derrière un bureau. Les joueurs de l’équipe avaient cours tactique au tableau avant toutes les rencontres, à domicile, mais également lors des déplacements. Certain me disaient que cela ne servait à rien, mais il est prouvé, par les résultats,  le bien fondé de la manière de transmettre un savoir.

Les meilleurs moments


Parmi les meilleurs souvenirs personnels, mais j’inclus  tout l’encadrement, la saison 1989-1990, a été la plus prolifique. Pour chaque équipe nous avions un potentiel de plus  d’une vingtaine de joueurs. L’émulation était grande, et la presque totalité des jeunes adolescents étaient présents au minimum à deux entraînements par semaine. Comme le travail paie, les résultats ne se sont pas faits attendre. C’est ainsi que le 17 septembre 1988, l’équipe «B» a battu pour la première journée de championnat, le PUC au stade Guimier par 18 à 0.  Le 24 septembre 1988, la deuxième journée nous proposait une rencontre au Camp des Loges contre le PSG. Nous avons eu la confirmation du bon travail accompli, puisque le résultat en notre faveur était de 9 à 0. J’avais noté sur cette journée : «, très bon comportement général en première période, par contre en seconde du fait de la présence de quelques pros du PSG, dont Pascal Nouma, venu voir son frère, licencié au CAR,  Joël Bats, Philippe Jeannol et Safet Susic. Les joueurs du CAR n’ont plus respectés les consignes et ont fait un peu n’importe quoi». Mais le résultat était là, en notre faveur. Le 8 octobre, Garges-CAR 1 – 6, le 22 octobre CAR-Villepinte 8 – 1, 19 novembre Palaiseau – CAR 2 – 6, le 3 décembre CAR – Racing 4- 0. L’équipe était cette journée dans l’ordre des places : Dackowsky – Almeida puis Fahim –Tuillier –Niakaté – Saït – Arnaud – Pialat – Canteleu – Guimares –Bakary (Dagui) – Decrayeye. Le 10 décembre : Parisienne – CAR 1  -  7, CAR – Sarcelles  7 – 0, le 14 janvier 1990 Montrouge – CAR 0 – 3. Pour cette dernière journée des matchs allés l’équipe était composée de Scherfi – Carrer – Fahim -  Franckitto – Piallat – Taurel – Canteleu – Saît – Glandière – Bakary - Decraeye. L’équipe était prémière avec 27 points  (que des victoires) et avait une différence de buts de + 68.

Lors des rencontres retour, CAR – PSG 3 – 0, l’équipe était composée comme suit de Scherfi – Dos Santos – Fahim -  Franckitto – Alméda – Arbaud puis Diarra – Modibo – Demouche puis Touré – Nouma – Moret - Decraeye. Le 11 février seule défaite de la saison PUC – Romainville 1 – 0, l’équipe était constituée de  Scherfi – Dos Santos – Fahim – Modibo - Franchitto puis Duparq – Alméda – Canteleu puis Diarra – Guimares – Guillotte – Decraeye – Magassa. Puis nous avons repris notre marche en avant CAR – Garches 7 – 1, Villepinte – CAR 1 – 11, CAR – Palaiseau 3 – 3, Racing – CAR 1 – 2, CAR – Parisienne 2 – 0, Sarcelles – CAR 1 – 3 et enfin CAR – Montrouge 3 – 0. Pour cette dernière rencontre de championnat l’équipe avait la composition suivante Lanthier – Taurel – Piala – Fahim – Almada – Franchitto – Arnaud – Guimares – Demouche – Moret – Huber – Diarra. Au classement final l’équipe du CAR termine à la première place, cela arrive, avec 51 points et une différence de buts de + 102. Encore félicitations aux joueurs.

Au cours de cette saison, du fait que le club possédait quatre équipes dans la catégorie les joueurs suivants ont été utilisé au sein de l’équipe «B» : Almeda – Arnaud – Bakary – Belinga – Canteleu – Carrer  – Dabkowsky – Decraeye – Demouche – Diarra - Dos Santos – Duparc – Fahim – Guimares – Franchitto – Geudjmis – Glandière – Guillotte-  Huber – Lanthier – Magassa – Mazuellas –Miloud – Modibo – Moret – Niakate – Nouma – Oussana – Pialat – Saint Louis – Saït – Scherfi - Sow – Taurel – Thuillier – Touré. Soit un total de trente six jeunes adolescents  qui ont pu bénéficier des installations et de notre dévouement.

Si rien n’est fait, les enfants de ces joueurs, ne pourront peut-être plus bénéficier de cette possibilité. Il est à croire que pour certains il est préférable que les jeunes adolescents trainent dans les rues, intègrent des groupes sectaires où encore deviennent délinquants. Là est peut-être le marché de quelques uns !

Nota : Certainement par négligence, je n’ai pas une seule photo de cette période, si, à l’occasion  . . . Vous m’avez bien  compris. Les transmettre à Nadia, merci par avance.






La réception à la mairie de Romainville, Remise de la médaille de la ville et la médaille de la jeunesse et des sports.

Début avril 1990, j’ai eu la surprise de recevoir la lettre ci-dessous. Au premier abord j’étais persuadé d’une nouvelle plaisanterie d’un membre du staff des cadets. Renseignements pris, cette invitation était belle et bien pour moi. Aussi, Paul, Edmond et quelques autres m’ont accompagné à cette réception. Mr Clément, Maire de Romainville et Conseiller Général m’a remis la médaille de la Jeunesse et des Sports et la médaille de la ville de Romainville, que je conserve précieusement. Ce genre de cérémonie, avec discours et petits fours reste gravé dans l’esprit mais également dans le cœur de toute personne.


 








Ci-après la photocopie du diplôme et une photo de la médaille. Cette distinction est la reconnaissance de l’investissement fourni par les bénévoles.

 

 

Les réunions du dimanche soir après les différentes rencontres


Tous les dimanches, le ou les responsables des équipes «cadets» jouant à domicile attendaient le retour des autres équipes de la catégorie pour une petite réunion n’excédant pas les dix minutes pour relater les faits de la journée. Cette initiative contraignante était fort utile afin de régler à chaud les problèmes, ou d’éteindre de suite un malaise qui aurait pu couver.

Les réunions comité du lundi soir


Les réunions du lundi soir étaient toujours bien plus longues. Après un premier tour de table, chaque responsable d’équipe faisait le point de son équipe, en mentionnant les points positifs ou négatifs. Il s’ensuivait les recommandations si nécessaire du comité.

Mon application dans le tournoi international


Dès la première année, j’ai été réquisitionné par Paul, comme beaucoup d’autres bénévoles, pour le tournoi international Junior. La première année avec le père d’un joueur Mr Pinchon, (gendarme également) on avait la charge du contrôle à l’entrée du stade et d’assurer la protection des dames aux caisses. L’année suivante, j’ai intégré un groupe, baptisé «groupe de sécurité» ou l’équipe «d’Alain» qui devait éviter tout affrontement entre supporters. La présence d’équipes anglaises ou des Pays Bas, dès la journée du dimanche, était à coup sûr problématique. Un peu la fatigue, un peu l’alcool, les mauvais supporters s’invectivaient, puis quelques fois en arrivaient aux mains. Il fallait éviter tout affrontement pour l’image de Romainville, et la survie du tournoi.

Responsable de la discipline lors des repas. Dans la salle du Patronage


En 1989 Paul m’a demandé d’aidé Mr Coutant et d’assurer la surveillance des repas des équipes pris au Patronage. Aux dires des personnels de la mairie travaillant en salle, il régnait un certain chahut, et un désordre complet. Dès la première année, présent en salle pendant les deux services, j’ai réorganisé la venue des équipes, leur permettant l’accès qu’une fois complète. Un peu surpris, même le personnel n’était pas persuadé du bon fonctionnement. Un peu de discipline ne nuit jamais.
Dès l’année suivante, me voilà seul chargé de la discipline lors des repas.

Apporter des modifications est bien difficile


Aujourd’hui, je peux l’affirmer, quelques dirigeants, et le personnel communal en service lors de l’alimentation des équipes était peu enclin aux changements que je proposais. J’étais un peu le jeune qui arrivait et qui voulait tout changer, tout modifier. Mais, dès la fin du service le premier jour, le samedi à quatorze heures, la salle était nettoyée, la vaisselle terminée. Dès lors, la grande majorité du personnel a admis les reformes et a apprécié l’ordre, la rapidité et l’ambiance de ce moment privilégié. Le patronage n’était pas loin, mais à mon retour au stade, Paul et Mr Blondeau étaient déjà au courant de la satisfaction de tous Après chaque tournoi, je consignais toutes les données (les menus, les nombre de repas, les comportements, les remarques positives et négatives, les appréciations recueillies …). Ces comptes-rendus étaient destinés au responsable des sports à la mairie de Romainville, l’autre au président du CAR. Ce document permettait également à Saad, le trésorier de travailler à vue l’année suivante.

Les réunions préparatoires


Les années suivantes, à partir de ces écrits, des réunions préparatoires ont été instaurées. Les discussions portaient surtout sur les menus, et sur l’organisation. Les responsables de la municipalité présents et les responsables de la cuisine ont toujours été à l’écoute des observations et des différentes demandes formulées. Au cours de ces entretiens, les menus étaient établis, les directives données. De ce fait peu de place était laissée à l’improvisation. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Mr Blondeau, Courtois, Majorelle, Bel. Le club était présent dans les discussions, par François, Saad, Marcel.

Transfert dans les salles de l’école Charcot


Le 30 mai 1998, lors du 29ème tournoi, en raison d’importants travaux sur le site du «patronage», l’alimentation des équipes a été transférée dans les locaux de la cantine de l’école primaire Charcot. Nouvelle installation, problèmes de transport, ont nécessité quelques réflexions et beaucoup d’imagination. Combien de fois ai-je entendu, «cela ne marchera pas, les locaux ne sont pas assez grands». Les deux services étaient servis dans deux salles différentes, permettant la libre circulation des serveuses entre les tables. Une fois de plus, la satisfaction générale de tous, bénéficiaires et personnel communal était fort appréciée. D’ailleurs, les années suivantes, le premier jour, combien de fois ai-je entendu, «c’est vous cette année, alors tout ira bien». Le fait de constater que je prenais en permanence des notes, et le fait que ces écrits étaient transmis à la mairie était un gage de sérieux et de professionnalisme.

Le dernier repas des équipes


Le lundi, au cours du dernier repas, principalement lors du premier service, c’était un peu la récréation, mais toujours dans l’acceptable. Cette collation concernait les équipes classées de la cinquième à la huitième place, la concentration avait totalement disparue, bien souvent les joueurs se mélangeaient, et malgré des difficultés linguistiques, tous les participants avaient le sourire aux lèvres.

Le deuxième service était toujours un peu plus tendu, les équipes jouaient les premières places, il n’y avait pas de chants, très peu de rire, et surtout pas de changement de place. La concentration était de mise.

Très souvent, avant leur départ, les joueurs et les dirigeants des équipes invitées tenaient à remercier le personnel communal, et les organisateurs. J’ai personnellement eu droit à des petits mots, bien gentils, pour saluer mon investissement dans le bon déroulement des trois journées. Une casquette, du chocolat suisse, des fanions, un maillot de l’équipe nationale algérienne m’ont été ainsi remis, cadeaux que je conserve très précieusement (sauf pour le chocolat).
 
Comment, après de tels témoignages n’être pas satisfait du travail accompli. Encore aujourd’hui, je félicite tous les personnels de la commune ayant travaillé pour le bon fonctionnement de cette mission, peut-être la plus importante de la fête, et qui ont permis aux équipes des 33 tournois une alimentation de qualité.

Les premières années, j’ai pu participer à la réception organisée par la municipalité en mairie, où chaque équipe invitée recevait quelques présents. Il nous était ainsi permis de côtoyer tous les dirigeants, les responsables de la municipalité. Je me rappelle de quelques noms, Hausser (le frère de l’international) de Strasbourg, Castanéda de Marseille, Yvan Curkovic, l’ex-stéphanois avec la sélection Yougoslave, et beaucoup d’autres. Par la suite, le service de la restauration m’a empêché toute présence. Mais je ne regrette rien.

Les repas du soir avec les dirigeants des équipes


Le dimanche soir, il était de coutume, de souper avec les dirigeants des équipes invitées. Là aussi, n’en déplaise à certains, les discussions ne portaient que sur le foot, rien que du foot . ..
Mais il était très intéressant de connaître l’avis de personnes neutres sur notre tournoi, afin de tenter de l’améliorer pour l’année suivante.
De même, le lundi soir, tous les bénévoles, (hommes et dames) tous fatigués, éreintés, participaient à une collation avec les autorités de la municipalité. L’état d’épuisement, et la perspective du travail le lendemain, nous permettaient de glisser dans la conversation quelques souhaits, quelques regrets. Ainsi, on pouvait se satisfaire de l’avoir dit, sans gants ni formalités.

La Buvette au stade.


Après le service au repas de midi, je rejoignais la buvette au stade. A disposition des spectateurs, il fallait toujours être prêt au coup de feu. En effet, si durant les rencontres, peu de monde nous entourait, dès la mi-temps ou la fin d’une rencontre, c’était la ruée vers l’or liquide. Rien n’allait assez vite pour rejoindre sa place soit dans les tribunes, soit le long de la main courante. De temps à autre, il fallait accepter les remontrances de certains, mais que ne fait-on pas pour le club que l’on apprécie ?

Le changement  de statut du club LONCAR et autres références.


Le premier grand changement que j’ai constaté, a été après l’arrivée de Jacques Loncar, qui n’y était pour rien. En effet, jusque là, l’optique primordiale du CAR était la formation des jeunes, de toutes catégories. Avec Jacques, les plus gros efforts ont concerné l’équipe fanion. Les montées en division supérieure, le parcours en coupe de France et d’autres grandes manifestations en témoignent. Aussi, les arrivées de responsables d’équipes venant de l’extérieur à la ville ont contribué à ce changement de finalité. Les différentes équipes de jeunes sont descendues en catégories inférieures. Il ne faut pas oublier que dans les années quatre vingt, les équipes évoluaient en championnat honneur, contre les équipes phare de la catégorie, comme 1e PSG, le PFC, le Red Star, Poissy, Versailles etc. . . .

Les tournois en salle.


Il convient également de parler des tournois en salle, au minimum deux voire trois par année. Là aussi, très souvent j’avais la responsabilité de la table de marque avec comme adjoint Edmond, Georges, Bernard et quelques autres. La discipline était de règle, et la réclamation prohibée. D’ailleurs, en fin de journée, rare était les contestataires, et très souvent rendez-vous était déjà pris pour l’année suivante. Et, lorsqu’une équipe était défaillante, il était constitué une équipe composée des différents gardiens de but, il suffisait alors de la confier à Georges pour être certain qu’elle termine sur le podium.

Ma participation au conseil de discipline du club, la peur des parents.


Dans les années quatre-vingt-dix, devant la recrudescence des sanctions à l’encontre du club au niveau du district, il avait été décidé de créer une commission de discipline. Avec Gérard et Bernard, le joueur était convoqué, avec les parents dans le cas d’un mineur, le capitaine et le responsable de l’équipe. Après les auditions, bien souvent une sanction était prononcée, qui allait de l’exclusion du club à la réprimande. Bien souvent, les parents se sentaient plus concernés que le joueur. Mais la convocation devant cette commission était dans tous les cas fortement commentée. C’était déjà un gain non appréciable, pour les finances et pour le renom du club et de la ville. Encore une anecdote sur le sujet, il nous est arrivé de devoir convoquer un membre de la commission suite à un comportement peu sportif. Séance très particulière, mais indispensable pour la pérennité de la commission !

La première annulation du tournoi international


Autre moment fort pendant ma présence au CAR a été la première annulation du tournoi de Pentecôte. En effet, un arrêté municipal nous interdisait le stade Stalingrad en raison d’effondrement constatés. Il avait été alors envisagé un déplacement vers un autre complexe sportif. De nombreux dirigeants craignaient déjà la disparition définitive de ce grand rassemblement, malgré les promesses du moment. Ils ne se trompaient pas. Chaque année, au cours de ce long week-end, de très nombreux souvenirs me reviennent à l’esprit.

Mon départ du club


Comme toute bonne chose a une fin, l’heure de la retraite ayant sonnée, j’ai quitté le club, mais j’ai surtout quitté beaucoup d’amis. A cette occasion, j’ai à nouveau reçu une convocation pour arbitrer une rencontre.



Fort heureusement, quelques temps auparavant, un bénévole m’a téléphoné pour s’excuser de son absence à mon pot de départ. Cela m’a permis d’éviter de venir avec mes équipements.

Comme toujours dans pareil cas, des louanges m’ont été faites, et là aussi je conserverai un souvenir inoubliable de cette soirée. Outre un très beau cadeau, mais ce sont les petits mots de chacun, avec ses connaissances et son parlé qui me restent dans le cœur.

      
      
      

La consultation fréquente du site pour rester informer des activités et des problèmes du CAR


Aujourd’hui, en retraite professionnelle, mais toujours en activité sportive, je consulte chaque semaine le site du CAR. Cela me permet de revoir certaines photos, certains dirigeants, ou d’anciens joueurs aujourd’hui dirigeants. Ce n’est pas par nostalgie, mais le parcours que j’ai effectué au sein du CAR, m’a marqué, et malgré les servitudes, j’en garde un très bon souvenir. Encadrant actuellement une équipe de moins de 18, souvent je fais référence aux structures et à l’engagement des joueurs romainvillois. Je profite de l’occasion pour passer un grand bonjour à Daniel, Bernard tous deux partis sous d’autres rivages, et à Georges, le seul encore des mousquetaires resté au club. Amicales bonjour également à tous ceux qui se souviennent de mon passage au CA Romainville. Ainsi va la vie.

Bon courage aux dirigeants actuels que tous mes vœux vous accompagnent.

Longue vie au CA Romainville.

Joseph LUCCIARINI.

 

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